Peintre, lithographe et dessinateur, Maximilien Luce (français, né le 13 mars 1858 à Paris – décédé le 6 février 1941 à Paris) naît dans une famille pauvre. Après une formation initiale en tant que sculpteur sur bois à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, il commence à étudier la gravure en 1872 et prend des cours du soir pour approfondir ses connaissances. En 1876, il fait partie de l’atelier du graveur Eugène Froment (français, 1844 – 1900), avec qui il se rend à Londres en 1877. À son retour à Paris en 1879, Luce commence un service militaire de quatre ans. Pendant son service et jusqu’en 1885, il étudie à l’Académie Suisse, dans le studio de Carolus-Duran (français, 1837 – 1917) à l’École des Beaux-Arts, et présente des peintures aux influences impressionnistes. Dans les années 1880, il rencontre et crée des liens avec de nombreux peintres parisiens, comme Camille Pissarro (français, 1830 – 1903), Georges Seurat (français, 1859 – 1891) et Paul Signac (français, 1863 – 1935). Luce, aux côtés d’artistes célèbres, devient l’un des fondateurs du néo-impressionnisme, aussi appelé pointillisme.

Grâce à Pissarro, Luce s’intéresse aux idées anarchistes et devient ami avec les écrivains et journalistes anarchistes Jules Christophe, Jean Grave, Georges Darien et Emile Pouget. En 1894, il est impliqué dans le Procès des Trente et purge une courte peine d’emprisonnement.

Jusqu’en 1904, Luce vit à Montmartre, dont les rues sont présentes dans nombreuses de ses œuvres. Entre 1904 et 1924, il vit à Auteuil, puis retourne à Paris. En plus des scènes de rue, des usines et des quais, il peint de nombreux paysages durant ses voyages à Étampes en Normandie et en Bretagne. Durant la Première Guerre mondiale, il peint également des scènes de guerre, dont des portraits de blessés et de soldats au retour de la guerre. En 1934, Maximilien Luce est élu président de la Société des Artistes Indépendants après la retraite de Signac, mais démissionne rapidement en signe de protestation contre la politique de restriction de l’admission des artistes juifs.

Luce s’éteint à Paris en 1941.

Collections publiques

Museum d’Orsay, Paris
National Gallery, Oslo
Museum of the Annunciation, Saint-Tropez
Kroller-Muller National Museum, Netherlands
Goteburg Art Gallery, Sweden
Phoenix Art Museum, AZ
Minneapolis Institute of Arts, MN
Petit Palais, Geneva
National Museum of Modern Art, Paris

Publications

Enciclopedia Universale Seda della Pittura Moderna, Milano, Seda, 1969
A. M. Comanducci, Dizionario illustrato dei Pittori, Disegnatori e Incisori Italiani Moderni e Contemporanei, Milano, Luigi Patuzzi Editore, 1972
P. Cazeau, Maximilien Luce, Lausanne, Paris, La Bibliothéque des arts, 1982
J.B. Luce, D. Bazetoux, Maximilien Luce, Catalogue raisonné de l’Oeuvre Peint, Parigi, Editions JBL, 1986
B. Chavanne, B. Gaudichon, Catalogue Raisonné des peintures des XIX et XX siècle dans les collections du Musée de la Ville de Poitiers et de la Societé des Antiquaires de l’Ouest, 1988
F. Lespinasse, La Normandie vue par les peintres, Losanna, Edita, 1988
A.A.V.V., Pointillisme, sur les traces de Seurat, Losanna, Fondations de l’Hermitage, 1997
N. Coret, Autour des Néo-Impressionnistes, Paris, Somogy Editions d’Art, 1999
Noël Coret, Les peintres de la vallée de la Marne, Tournai, La Renaissance du Livre, 2000
Da Renoir a Picasso, un secolo d’arte al Petit Palais di Ginevra, a cura di Paola Gribaudo, Milano, Electa, 2001
Da Caillebotte a Picasso, I capolavori della collezione Oscar Ghez dal Museo del Petit Palais di Ginevra, a cura di L. Caramel, N. Sainte Fare Garnot, G. Gentry, Milano, Mazzotta, 2003