James Castle

James Castle

samedi 14 janvier 2012mercredi 29 février 2012


Paris, France

JAMES CASTLE

Exposition du 14 janvier au 29 février 2012
Vernissage
Samedi 14 janvier 2012

La galerie Karsten Greve a l’honneur de présenter la première rétrospective de James Castle (1899-1977) en France.
L’œuvre de James Castle, qui comprend de nombreux collages, dessins, livres et assemblages, est l’une des découvertes les plus intéressantes de l’art nord-américain du XXe siècle.
Ses œuvres, jusqu’alors confidentielles, ont récemment attirées l’attention des collectionneurs et des musées. La justesse des dessins, l’esthétique des matériaux de James Castle, et les nombreuses références à l’avant-garde du XXe siècle sont toutes aussi fascinantes.
Les œuvres sur papier de James Castle sont une réminiscence des collages de l’art européen antérieur à 1945 - bien qu’il n’est jamais été en contact personnel avec ce mouvement ni avec l’esthétique du Pop Art et de l’art commercial de l’après-guerre américaine.

James Castle, sourd de naissance, est né en Idaho (États-Unis). Incapable de s’exprimer oralement, il n’apprit jamais ni à lire ni à écrire, mais enfant il dessinait déjà beaucoup. Ses réalisations étaient le moyen de communiquer avec son entourage, et plus encore de réfléchir sur le monde.
James Castle a vécu toute sa vie avec sa famille à Garden Valley. Son art fut influencé par le fait que son père, en plus de sa ferme, a tenu pendant des années un magasin et un bureau de poste dans le village. James Castle récupérait les emballages, les cartons et les brochures publicitaires et en utilisait les versos comme du papier à dessin. Les prospectus devenaient ainsi la source d’inspiration et les salmigondis des restes fournissaient la matière.
James Castle préparait sa palette en mélangeant de la suie, du papier crépon et de la salive, et dessinait à l’aide d’une baguette de bois taillée ou d’un carton souple roulé. Il créait avec une grande dextérité des œuvres fascinantes et composées qui, en plus d’une sensibilité extraordinaire pour les matériaux, démontre un ordre spatial particulièrement complexe.
James Castle s’intéressait aux bâtiments de la campagne, aux maisons, aux granges et aux clôtures, qu’il reproduisait à plus petite échelle et avec un sens précis de la perspective. Les intérieurs sont toujours meublés simplement et les surfaces, aux structures en poutres et aux papiers peints, se répètent dans des perspectives variées. Il présente dans certains intérieurs des groupements de ses œuvres, telle une exposition imaginaire. Par ailleurs il réalisait des objets avec des livres, des sculptures et des collages de lettres et de marques. Cette fascination pour les chiffres et l’alphabet peut paraître surprenante au premier abord, en particulier car on ne saura jamais jusqu’où pouvait aller sa compréhension des textes.

L’attrait visuel des signes et la complexité des livres qu’il remplissait de ses dessins sont cependant immédiatement perçus par les spectateurs comme des objets fantastiques.

Durant sa vie, James Castle n’était connu que d’un cercle restreint d’amateurs d’art. Pour autant, il fut très tôt encouragé par d’autres artistes enthousiasmés par son travail. Il put d’ailleurs assister à l’ouverture de sa première exposition personnelle dans le Musée de Boise, capitale de l’état d’Idaho, véritable reconnaissance de son génie.
En 2009 au Philadelphia Museum of Art, la première rétrospective académique de son travail attira l’attention de la scène internationale.
Le Musée Reina Sofia à Madrid a consacré en 2011 à James Castle la première rétrospective européenne, dont une sélection d’œuvres sera exposée en mai 2012 au K 21 – Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen Düsseldorf.

L’exposition ainsi que le catalogue sont réalisés en collaboration avec la James Castle Collection and Archive.

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JAMES CASTLE

Exhibition from 14th January to 29th February 2012
Vernissage
Saturday 14th January 2012

Galerie Karsten Greve is presenting the first comprehensive retrospective of the work of James Castle (1899-1977) in France.

James Castle, with his extensive oeuvre of collages, drawings, books, and assemblages, is one of the most interesting discoveries of North American art in the 20th century. His works, which for decades had only been shown regionally or mistakenly in group exhibitions on outsider art, have in recent years increasingly attracted the attention of collectors and museums. The perfection of the drawings, Castle’s material aesthetics, and the numerous references to the avant-garde of the 20th century are all fascinating. Although he had never any personal contact with it at all, Castle’s paper works are reminiscent of collages of European art before 1945, and even more of pop art’s view of the everyday aesthetics and the commercial art of the post-war period in the US.

James Castle, who was born in Idaho, was deaf from birth. Having no access to spoken language, he never learned how to read or write, but even as a child he made drawings all the time. Drawings were his means of communicating with his family, but even more, art for him was a way of appropriating and reflecting on the world. James Castle spent his entire life with his family in Garden Valley. His art was influenced by the fact that for decades his father, in addition to the farm, ran a shop and post office in the village. James Castle collected the wrappings, cardboards, and advertising brochures and used the reverse sides as drawing paper, the printed material as visual inspiration and material for his collages. He mixed his paints out of stove soot, crepe paper, and saliva, and drew and painted with sharpened sticks and soft rolled cardboard. With great concentration, he created fascinating and conceptual works that in addition to an extraordinary sensitivity for materials also exhibit a highly complex spatial order.

James Castle was interested in rural buildings, in houses, barns, and fences, which he reproduced in a smaller scale and with a precise sense of perspective. Interiors are always visualized with their simple furnishings and their surface structures of wooden beams and wallpaper pattern repeats in various perspectives. In some interiors, he presents groups of his works like in an imaginary exhibition. In addition, he created book objects, sculptures, and collages of letters and brand marks. This fascination with letters and numbers may be initially surprising, especially in light of the fact that it could never be established just how far he actually understood the content of texts. The visual appeal of the graphic signs and the complexity of the books which he filled with his drawings, however, are easily and immediately understood by the beholder of James Castle’s fantastical objects.

In his lifetime, James Castle was only known to a small circle of people interested in art, but early on other artists were enthusiastic about his work and supported it. He himself lived to see the opening of his first solo exhibition in the museum of Idaho’s state capital Boise. He attracted international attention with the first scholarly retrospective of his work at the Philadelphia Museum of Art in 2009. This year, Museum Reina Sofia in Madrid has devoted the first comprehensive European retrospective to James Castle, a selection of which will travel in May 2012 to the K 21 – Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen Düsseldorf.

Exhibition and catalogue were produced in cooperation with the James Castle Collection and Archive.