Andrea Mastrovito 'The Modern Prometheus'

Andrea Mastrovito 'The Modern Prometheus'

sans titre

Sans titre

mardi 8 mai 2012vendredi 22 juin 2012


Carouge, Switzerland

Andrea Mastrovito 'The Modern Prometheus'
8 mai - 22 juin 2012

La Galerie Guy Bärtschi est heureuse de présenter l’exposition conçue par l’artiste italien Andrea Mastrovito, né en 1978 à Bergame, en Italie. Son diplôme d’études secondaires en Sciences fraîchement obtenu, Andrea Mastrovito entame une formation artistique, laquelle découle d’un étrange pacte avec son meilleur ami. Les deux jeunes se défient de faire pour l’un les Beaux-Arts, et pour l’autre une école de cinéma, l’idée rêvée étant de créer un jour ensemble un nouveau genre cinématographique.

Quinze ans plus tard, Andrea Mastrovito a manifestement trouvé sa voie, et attend toujours que son ami finisse sa formation. En 2001, l’artiste a reçu son Master in Fine Arts de l’Accademia Carrara di Belle Arti de Bergame. En 2007, il obtient le « prix New York » décerné par le Ministère italien des affaires étrangères. Il vit et travaille depuis entre Bergame et New York. A travers cette exposition, Andrea Mastrovito nous parle de l’Homme et de son désir de retrouver la vie à travers la mort: il revisite le célèbre roman de Mary Shelley, Frankenstein, originalement sous-titré The Modern Prometheus.

Prométhée, titan de la mythologie grecque, est connu pour avoir façonné d’argile et d’eau l’Homme et lui avoir donné le feu divin volé aux Dieux; il fut pour cela condamné à être enchainé et torturé sur le Mont Caucase, un aigle lui dévorant le foie pour l’éternité. Dans ses dessins au crayon, l’artiste s’approprie le mythe représentant l’Homme d’aujourd’hui, le Prométhée moderne, exécuté pas ce feu-même donné autrefois par le Créateur.

Pour créer son oeuvre, l’artiste reprend les principes appliqués par le Docteur Frankenstein et les transpose. Bien que le cheminement soit une sorte d’aberration et le résultat un étrange monstre, la vie reprend après la mort. Andrea Mastrovito donne vie à une nouvelle édition du roman reliant bout-à-bout une page de chacune des septante anciennes éditions du roman qu’il a collectionnées, en suivant l’ordre de numérotation des pages. L’ordre des pages est respecté. Néanmoins, le raccord entre les pages ne fait pas coïncider le récit, le livre ne s’apparente plus à l’original, en réalité, un « roman-monstre » est né.

De la construction dans la destruction naissent Les Dormeurs, faits de coups de cutter et de bistouri, ces jeunes gens semblent se reposer avant de peut-être reprendre vie. Répétant les gestes que furent ceux du Docteur Frankenstein dans le cimetière, l’artiste a prélevé sur chacun d’eux un morceau de « chaire-papier ». Deux projections vidéo mettent en scène le « feu » qui tue les « Modern Prometheus », figures des dessins au crayon, et qui devient ici prometteur d’une nouvelle vie; une vie faite des gestes du quotidien, ceux que l’on répète inlassablement et qui se ressemblent tous.

__________________________________________________________________________________________________________________________________________

Andrea Mastrovito 'The Modern Prometheus'
May 8 - 22 June 22, 2012

The Guy Bärtschi Gallery takes great pleasure in hosting the new exhibition of Andrea Mastrovito, born in 1978 in Bergamo, Italy. His High School Diploma in Sciences freshly obtained, Andrea Mastrovito began an artistic training, which stems from a strange pact with his best friend. The two boys decided to challenge each other in doing the Fine Arts and a Cinema School. The idea was to create one day together a new cinematographic wave. Fifteen years later, Andrea Mastrovito has clearly found his way, and is still waiting for his friend to finish his training.

In 2001, the artist received his MA in Fine Arts from the Accademia Carrara di Belle Arti of Bergamo. In 2007, he received the “New York Prize” awarded by the Italian Ministry of Foreign Affairs. Actually, he lives and works between New York and Bergamo. Through this exhibition, Andrea Mastrovito talks about the man and his desire to find life through death: he revisits the famous novel by Mary Shelley, Frankenstein, and originally subtitled The Modern Prometheus.

Prometheus, the Titan of Greek mythology, is known to have formed from clay and water the Human being and giving him the divine fire stolen from the Gods, for that he was condemned to be tortured and chained on Mount Caucasus, an eagle devouring his liver for eternity. In his drawings, the artist appropriates the myth representing the modern Man, the Modern Prometheus, executed by the fire given once by the Creator.

To create his work, the artist incorporates the principles applied by Dr. Frankenstein and transposes them. Although the tracking is a kind of aberration and the result a strange monster, life resumes after death. Andrea Mastrovito gives life to a new edition of the novel linking end to end a page of each of seventy old editions of the novel he has collected, keeping the order of numbering. The page order is respected. Nevertheless, the connection between the pages does not match with the narrative; the book is no more like the original. In fact, a "novel-monster" was born.

From construction in destruction were born The Six Sleepers, made of shots cutter, these young people seem to rest before perhaps going back to life. Repeating the actions which were those of Dr. Frankenstein in the cemetery, the artist has collected on each of them a piece of “flesh-paper”. Two video projections depict the “fire” that kills “Modern prometheus”, figure of the drawings, and which here becomes a promising of a new life; a life done by the gestures of everyday life, those that we tirelessly repeat and that all look like.