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Jannis Kounellis: Early paintings    Sep 3 - Oct 8, 2011

Untitled
Jannis Kounellis
Untitled, 1960
 
Untitled
Jannis Kounellis
Untitled, 1963
 
Untitled
Jannis Kounellis
Untitled, 1960
 
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JANNIS KOUNELLIS
Early Paintings

3 septembre - 8 octobre 2011
Vernissage :
le samedi 3 septembre 2011

La galerie Karsten Greve a le plaisir de présenter une exposition consacrée pour la première fois aux peintures de Jannis Kounellis des années 1959-1964.

Sur ses premières toiles, l’artiste exécute, sous forme de larges lignes, peintes au pinceau, apposées au pochoir, des symboles mathématiques, des chiffres et des lettres qui créent des mots, voire juste des signes. S'opposant au langage des gestes subjectifs 'à la Pollock', il s'oriente vers une forme d'expression populaire, commune et impersonnelle : des symboles, provenant très souvent de la vie quotidienne, à l’instar des panneaux de signalisation routiers ou des insignes de commerces. En effet il conçoit les symboles comme des entités autonomes au travers de leur décontextualisation et leur positionnement inhabituel, les laissant flotter et se mélanger sur un vaste fond de ton clair avec diverses nuances allant du beige au pastel, indiquant parfois des paysages. Ainsi Kounellis ose une interprétation libre du contenu et même de l’espace. Créant des niveaux différents de profondeur spatiale au travers de la technique de collage, de l’imbrication, du peindre et repeindre des symboles mais aussi par une tendance à dépasser les contours du tableau grâce à un certain rythme de la composition et de la surface animée, il ouvre la voie à l’espace du spectateur. Finalement il intégrait la peinture dans une performance, chantant les lettres et chiffres devant un public, utilisant souvent ces toiles comme un manteau, une seconde peau pour les retransformer à nouveau comme un alchimiste en peinture.

Dans ce premier corpus d’œuvres de maturité, l’artiste grec vivant à Rome montre déjà les signes précurseurs de son appartenance clé au mouvement révolutionnaire Arte Povera, le premier mouvement italien d’importance après 1945. Etouffé dans un cadre culturel fortement ancré dans et influencé par l’Antiquité et l’académisme et se démarquant de l’Abstract Expressionism américain et de l’Informel européen, l’Arte Povera prônait la libération totale de la grandeur et de l’élitisme de l‘art. En pratique, il s'agissait de bannir tous les supports, genres et matériels traditionnellement précieux et prestigieux de l’art figuratif, et de ne plus se référer à la réalité, mais de travailler directement avec celle-ci. Créant, des situations plutôt que des objets, Kounellis utlise des odeurs, des sons et des matériels ‘pauvres’, comme la laine, le charbon, le fer, la terre, les plantes, le bois, les flammes ou des animaux vivants. Les racines de cette volonté de troubler et de renverser les attentes des spectateurs devant un genre très familier se retrouvent étonnement dans les premiers tableaux de l'artiste, remettant tout d'abord en question la forme d’art la plus classique, la peinture.

Né en 1936 au Pirée en Grèce, Jannis Kounellis est parti pour Rome en 1956, où il habite et travaille encore aujourd’hui. Dès la fin des années soixante, ses œuvres ont été montrées dans de nombreuses expositions personnelles et collectives à travers le monde, comme la Nationalgalerie à Berlin ou le Kunstmuseum Liechtenstein. Ses œuvres sont présentées dans des nombreuses collections publiques internationales, telles que les musées nationaux à Berlin, le Centre Pompidou à Paris, le Castello di Rivoli à Turin, ainsi que de prestigieuses collections privées.

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JANNIS KOUNELLIS
Early Paintings

September 3 - October 8, 2011
Opening:
Saturday 3 September 2011

For the first time, the Karsten Greve Gallery is pleased to present an exhibition devoted to paintings of Jannis Kounellis from the years 1959-1964.

On these early canvasses, the artist executes mathematical symbols, numbers and letters in the form of large lines, painted with a brush and applied by stencil, that create words, or just signs. In opposition to the language of subjective gesture “in the style of Pollock”, he orients himself towards a form of popular expression that is common and impersonal, using symbols derived very often from daily life, such as road or shop signs. He conceives symbols as autonomous entities through their de-contextualisation and unaccustomed positioning allowing them to float and mix up on a vast background of light tones of various nuances ranging from beige to pastel, that at times suggest landscapes. In this manner, Kounellis dares a free interpretation of content and even of space. Creating different levels of spatial depth through the technique of collage, overlapping, painting and repainting the symbols, but also by a tendency to exceed the contours of the painting by a certain rhythm in the composition and animated surface, he opens the way to the spectator’s space. He also often integrated the painting into a performance, singing the letters and numbers in front of an audience, using his canvasses like a coat; a second skin to again transform them like an alchemist into paintings.

In this first corpus of mature works, the Greek artist, who lives in Rome, shows the precursory signs of his key attachment to the revolutionary movement Arte Povera, the first important Italian movement after 1945. Stifled in a cultural context that was strongly anchored in and influenced by Antiquity and academia and distinguishing itself from American Abstract Expressionism and the Informal European movement, Arte Povera advocated total liberation from the grandeur and elitism of art. In practice it involved banning all traditionally precious and prestigious supports, genres and materials of figurative art and to no longer refer to reality but to work with it directly. Creating situations rather than objects, Kounellis used odours, sounds and ‘poor’ materials like wool, coal, iron, clay, plants, wood, flame or living animals. The roots of this desire to trouble and upset the spectator’s expectations in the face of a very familiar genre is astonishingly present in the artist’s first paintings, throwing into question the most classic form of art, painting, right from the beginning.

Born in 1936 in Piraeus in Greece, Jannis Kounellis moved to Rome in 1956, where he still lives and works today. Right from the end of the 1960’s, his works were exhibited in numerous one-man shows and collectives around the world like the National Gallery in Berlin and the Kunstmuseum in Liechtenstein. His works are presented in numerous international public collections, like the National Museums of Berlin, the Centre Pompidou in Paris, the Castello di Rivoli in Turin, as well as prestigious private collections.

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