Le Magazine artnet se sera distingué comme le premier support d’actualités des expositions et du marché de l’art sur internet.
L'édition française, créée il y a 4 ans, a été conduite par Gina Kehayoff et Alexandre Devaux. Toutes les publications jusqu'à juin 2012 sont consultables ici.
La deuxième édition de Photoquai, biennale de découverte photographique du monde non-occidental, s’installe pour deux mois sur le quai Branly, avec l’Iran comme invité d’honneur.
« Sur les 70 photographes représentés de la première édition de Photoquai, il y avait six Iraniens dont le travail a été très apprécié par le public. C’est sans doute grâce à eux que j’ai été sollicitée » : cette année, c’est Anahita Ghabaian Etadieh, fondatrice de la galerie Silk Road de Téhéran qui se charge de la direction artistique de Photoquai. Elle en profite pour réaliser l’exposition rétrospective 165 ans de photographie iranienne, au sein même du Musée du Quai Branly.
Avec Réplique de la chose absente, titre proche de l’énigme, qui voudrait laisser l’art agir au lieu de l’assagir par un intitulé mode d’emploi, Guillaume Leblon poursuit à la galerie Jocelyn Wolff un travail sur la représentation, l’image et son boniment.
La réplique — et la perte qu’elle induit — est une figure que connaît bien Guillaume Leblon, rejouant dans sa pratique des formes connues en leur ôtant toute potentialité. Avec lui, un arbre, une maison, un escalier deviennent des impossibilités. Ici, c’est une chaise longue qui accueille le visiteur (Septembre, 2009). Elle en a le volume, le dessin, la structure en bois, mais sa surface de verre interdirait d’y poser le corps. Pourtant, un coffrage, prolongeant ainsi un sol plein et stable, assure le maintien de l’assise, que la présence d’une marche contrariait.
Les Arts Décoratifs présente un hommage à Toulouse-Lautrec, confrontant ses affiches à une relecture contemporaine de son œuvre. L'occasion de retracer ici la vie édifiante de ce personnage étrange, délibérément incongru pour pallier une destinée amoindrie par les mauvais sorts de la maladie.
C’est à beauté « Convulsive » telle qu’André Breton l’appelait de ses vœux que le Centre Pompidou nous convie pour une des expositions qui, étrangement, est l’une des plus attendues de la rentrée d’automne.
En 1986, l’exposition Explosante Fixe de Rosalind Krauss et Jane Livingston présentée au Centre Georges Pompidou avait jeté un éclairage tout particulier sur le mouvement surréaliste en se centrant sur ses relations avec la photographie. Cela nous apparaît aujourd’hui évident, mais ce l’était moins à l’époque.
Le méconnu musée du Montparnasse propose une exposition assez inattendue autour des liens secrets unissant André Malraux et Haïti, et plus particulièrement son art vaudou. Soit une peinture figurative très naïve d’une très grande beauté organique où l’idiosyncrasie créole éclate par un primitivisme sauvage des plus poétiques. Edifiant.
Le plasticien Xavier Veilhan succède à l’Américain Jeff Koons au Château de Versailles. A l’inverse de son prédécesseur qui avait pris d’assaut les salles d’apparat avec ses jouets géants violemment acidulés, l’artiste français ne joue pas l’affrontement.
Les Galeries Lafayette s’offrent à David Lynch, qui lui, dédie son art au public de la rue, et particulièrement aux femmes. Le cinéaste-plasticien bénéficie de onze vitrines du grand magasin, ainsi que d’espaces du premier étage, pour montrer un ensemble de créations, installations, films et lithographies des plus proches de l’art poétique qu’on lui connaît. Les effets spéciaux, oniriques et ludiques, ouvre néanmoins son univers à tous.
Moribond, le photojournalisme ? À Perpignan, le festival Visa pour l’image s’en inquiète. Mais expose surtout 23 auteurs au travail bien vivant, bien qu’inégal.
C’est l’élégance de leur collection dans un site d’exception que donne à voir au public le musée Réattu d’Arles. De grands noms et des œuvres pertinentes.
L’an passé, le Musée Réattu d’Arles réalisa un exploit historique dans sa pourtant longue existence. Il franchit, en l’espace de quatre mois, le cap des 120 000 visiteurs.