Le Magazine artnet se sera distingué comme le premier support d’actualités des expositions et du marché de l’art sur internet.
L'édition française, créée il y a 4 ans, a été conduite par Gina Kehayoff et Alexandre Devaux. Toutes les publications jusqu'à juin 2012 sont consultables ici.
Vik Muniz pille la mémoire visuelle de l’histoire de l’art occidental. L’artiste quinqua joue en virtuose à refabriquer les clichés de ce butin qui nous est commun. A la Galerie Xippas.
Metz est la seule ville de France où l’on peut observer des aurores boréales. Le Frac Lorraine abrite en effet une exposition consacrée aux déserts de neige, de rocs et de glace, derniers terrains de jeux (en voie de disparition, réchauffement oblige) pour les artistes en quête d’extrême et de romantisme échevelé.
Entre « Répu » et Stalingrad, le canal au charme parigot invite à la flânerie. Ses berges nous guident cette fois selon une déambulation motivée par des lieux d'exposition et autres centres d'intérêts, progressivement apparus avec l'embourgeoisement du quartier.
Près de la Place de la République, là où la voie navigable est souterraine, Keiichi Tahara a dissimulé sous un boulevard une œuvre qui n’est visible qu’à la condition d’emprunter l’embarcation touristique.
Figure montante du dessin en France, Antoine Marquis présente un monde ambigu et non défini, « le centre culturel et sportif Paul Delvaux » à la galerie Benoit Lecarpentier. Entre le classicisme dérangeant de Balthus et le monde dérangé de Chirico, cet univers feutré et muet est assez proche des dystopies de Zamiatine et Bradbury, avec une prégnance érotique qui dilue les frontières du réel et du rêve.
« Après », exposition de Christian Boltanski au MAC/VAL, Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, du 15 janvier au 28 mars 2010 en parallèle de « Personnes », Monumenta 2010 au Grand Palais du 13 janvier au 21 février 2010.
La Salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville de Paris développe, depuis plusieurs années une politique d’expositions gratuites autour de « La Ville Lumière » qui rencontrent un incontestable succès populaire. Et la dernière, consacrée à Gustave Eiffel pour cause de cent vingtième anniversaire de la Tour n’a pas échappé à la règle. Mais, parmi ces expositions, celles qui présentent des photographes se sont transformées en véritable phénomène, avec longues queues quelles que soient les conditions météorologiques et vente massive d’albums servant de catalogue.
Plutôt désaimée, il est vrai que la ligne 13 frôle la torture aux heures de pointe sur certains tronçons. Mais en s’organisant, on peut en faire bon usage en dehors de ces créneaux horaires et le bleu ciel, qui en identifie le trajet sur le plan métropolitain, retrouvera toute sa gaieté.
L’exposition Gainsbarre 80 débute le lendemain de la sortie en salle du film très attendu, Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar. Il s’agit d’une série de photographies de l’emblématique Gainsbourg shooté par Pierre Terrasson au cours des années 1980.
Il y a quelques jours se sont ouvertes à Paris, au Grand Palais, les portes de la troisème édition de « Monumenta », un des grands événements les plus ambitieux de la politique culturelle de la métropole. Pour la première fois, après Anselm Kiefer et Richard Serra, c’est un Français, Christian Boltanski, qui occupe aujourd’hui l’immense espace sous la coupole de verre des Champs-Élysées. Quel autre artiste français — exception faite de Daniel Buren — aurait pu affronter un tel lieu sinon lui ?
Poursuivons ici l'épuisement de l'actualité du Centre Pompidou, exploration commencée la semaine dernière dans une progressive ascension du mécanique bâtiment. Nous étions encore au quatrième étage quittant les deux espaces symétriques d'exposition temporaire au sud du plateau pour nous rendre vers la zone dédiée à la présentation de la collection nationale d'art moderne et contemporain, l'une des plus riches au monde.
La Pinacothèque de Paris présente un panel de peinture hollandaise du XVIe siècle, presque entièrement issu des fonds du célèbre Rijksmuseum d’Amsterdam.
Il suffit parfois d’un seul tableau pour rendre une exposition mémorable. Et tant mieux si ce n’est pas le même pour tous. Institution privée encore jeune, (à peine deux ans) la Pinacothèque s’est déjà fait un nom avec des expositions thématiques autour de Picasso, Warhol, Lichtenstein, Pollock, Soutine, Suzanne Valadon et Utrillo.
La Maison Rouge présente Insoumissions, la collection privée de Jean-Jacques Lebel. Soit 300 pièces, 300 classiques de l’histoire de l’Art, dans une scénographie et un dispositif centré autour de l’idée de révolte. Mais comment cet artiste a-t-il fait pour réunir autant de chefs-d’œuvre ? Question de goût sans aucun doute. Mémorable parcours initiatique et politique à découvrir maintenant alors que la réaction gronde.
Entre la récente grève de son personnel entraînant la fermeture complète de l'institution durant plus d'une vingtaine de jours et la future inauguration de son annexe décentralisée se faisant attendre à Metz, le Centre Pompidou sait rester au cœur de l'actualité culturelle par la permanente générosité de sa programmation : Focus sur le Centre National d'Art et de Culture, un quartier à part entière.
Temps suspendu, univers figés, format carré... Réunis par la Bibliothèque Nationale de France, les 210 photographies de Michael Kenna glacent ou sidèrent.
Les toiles de l’artiste polonais Marcin Maciejowski font vivre en les interrogeant les comportements des acteurs et figurants du monde actuel de l’art. Ce sont les us et coutumes en cours à Cracovie mis en perspective des mythes parisiens de la bohême et de l’avant-garde dont les livres d’histoire de l’art, en Pologne aussi, prolongent les effluves.
L’installation vidéo de la cinéaste Chantal Akerman présentée à Paris à la galerie Marian Goodman ne fait rien pour faciliter la tâche du visiteur. Bien au contraire, elle procure, dans un premier temps, une totale incompréhension, ou, pour le moins, une certaine perplexité.