Le Magazine artnet se sera distingué comme le premier support d’actualités des expositions et du marché de l’art sur internet.
L'édition française, créée il y a 4 ans, a été conduite par Gina Kehayoff et Alexandre Devaux. Toutes les publications jusqu'à juin 2012 sont consultables ici.
L’exposition « Turner et ses peintres », venue de la Tate londonienne, dissipe un peu le brouillard dans lequel on a trop souvent tendance à plonger Joseph Mallord William Turner. Il faut se hâter d’aller voir cette exposition au Grand-Palais avant qu’elle ne s’envole vers le Prado début juin.
L’avenue Matignon se fait progressivement une place, non négligeable, dans la géographie de l’art contemporain à Paris. Dépassant les simples préoccupations du marché, elle offre actuellement un circuit d’une réelle qualité, conjuguant des monographies d’artistes importants à des projets plus prospectifs.
La Sainte Russie est à l’honneur au musée du Louvre. C’est l’une des plus ambitieuses expositions sur presque 1000 ans d’art religieux russe, avec ces icones frontales qui fascinèrent Malevitch et Matisse et qui firent le lien entre Byzance et l’art occidental. De la Rous aux Russes, le parcours édifiant d’un peuple impulsif et changeant, incompréhensible mais unique jusque dans sa folie.
Antoine Schneck présente un portrait de la France contemporaine à travers les portraits canins de chiens de maîtres et pas n’importe quels maîtres puisqu’il s’agit de toutous des personnalités qui font le prestige du pays.
L'exotisme du travail de Leïla Menchari est célébré par une exposition qui dévoile un syncrétisme d'influences autour de l'Inde, la Tunisie et Paris. Cette décoratrice fascine par les fameuses vitrines de la maison Hermès qu'elle compose sans componction mais avec un art de la surcharge très baroque. Le baroque que Borges définissait comme l'art de dilapider tous ses moyens en les exhibant. Tout un programme.
Avec l’Obélisque comme pivot, un itinéraire d’expositions s’articule autour de la grande place parisienne. L’actualité trace un arc de cercle depuis le Jardin des Tuileries jusqu’au faubourg le plus chic de la capitale, afin de nous faire découvrir des manifestations dominées par de l’art vidéo qui s’émancipe de la projection de base, pour rayonner par la sophistication de dispositifs de qualité.
Malgré certaine déception que l’on pourrait éprouver quant au titre de l’exposition « Du Greco à Dali » (le Greco se faisant vraiment tout petit), le musée Jacquemart-André réalise à nouveau un beau travail à sa mesure.
Cette fois, l’œuvre de Cy Twombly ne risque pas, comme ce fut le cas il y a trois ans à la collection Lambert d’Avignon, de subir les assauts sacrilèges d’un aficionado ou autre performeuse en quête de notoriété. Le plafond que l’artiste américain né en 1928 a réalisé pour la salle des bronzes du musée du Louvre est suffisamment haut pour que ceux ou celles qui voudraient y déposer un baiser s’aperçoivent qu’il y a (très) loin de la coupe aux lèvres.
Après l’exposition « La Planète des signes », et son karma mathématique, son abord sériel, son enjeu hypnotique, précédemment abordée dans ces mêmes colonnes(1), Guillaume Désanges poursuit l’aventure curatoriale au Plateau en concoctant « Prisonniers du soleil », deuxième moment de son programme « Érudition Concrète ».
Entre l’avenue Simon Bolivar et le boulevard de Belleville, dix expositions prouvent une fois encore que ce mont parisien est aussi une montagne d’activité en termes d’art contemporain.
La stabilité à laquelle a accédé le Chili depuis les années 1990 ne peut évidemment occulter les années de trouble qui ont précédé le rétablissement de la démocratie. L’Espace Louis Vuitton s’est ouvert aux témoignages des artistes contemporains chiliens.
La Pinacothèque de Paris présente actuellement la seule exposition d’importance jamais consacrée à Edvard Munch (1863-1944) en France. Avec ceci de particulier qu’elle s’appelle Edvard Munch ou l’ « Anti-Cri », même si ce cri ne s’oppose en rien au reste de l’œuvre, voire tendrait à l’éclairer.
Le Centre Pompidou présente une exposition de peintures de Lucian Freud. Les œuvres choisies nous font entrer dans l'hortus conclusus du maître londonien, où l'élément physiologique prolifère comme une végétation sauvage. La chair en gelée ou bouillonnante donne l'impression d'une pâte qui n'en aurait jamais fini de lever.
Le Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg présente une très riche collection de photographies étranges. Leur point commun à toutes est d’avoir modelé la lumière dans la matière d’esprits marqués par le surréalisme.
La première partie de la promenade a suivi l'axe de la rue de Turenne, parcourue du Nord au Sud. Aujourd'hui, le second volet du circuit traversera le quartier d'Est en Ouest pour clore l'itinéraire, et avec lui, la période des festivités honorant le dessin à Paris.
Les tableaux du couple ukrainien Ilya et Emilia Kabakov, présentés sous la verrière zénithale de la Galerie Thaddaeus Ropac, jouent aux funambules entre deux mondes. La série des « Flying » (tableaux volants) compte peu de pièces, mais de très grandes dimensions (jusqu’à 189 x 282 cm).