Le Magazine artnet se sera distingué comme le premier support d’actualités des expositions et du marché de l’art sur internet.
L'édition française, créée il y a 4 ans, a été conduite par Gina Kehayoff et Alexandre Devaux. Toutes les publications jusqu'à juin 2012 sont consultables ici.
Aux confins du métro Rue du Bac des expositions aux sujets antagonistes vont de l’abstraction la plus vivante à la figuration la plus morbide. D’une étape à la suivante, la nudité de la surface côtoie l’épaisseur du symbole. Cadavres, plis colorés, fleurs fanées, volumes blancs.
Du 27 au 30 mai 2010, L’Affordable Art Fair, très populaire aux Etats-Unis, fait en sorte de confirmer sa position de leader mondial en termes de transactions d’œuvres d’art. De l’art accessible à toutes les bourses mais en respectant une éthique et en assurant une expertise des marchandises proposées apparaît comme la clef de sa réussite.
L’exposition « Dreamlands » au Centre Pompidou est un prodigieux rassemblement d’œuvres et de documents concourant à faire comprendre au public que l’attraction est un principe commun aux parcs et aux villes modernes.
Plongée dans l’art de l’Europe de l’Est, l’exposition « Les Promesses du Passé » au Centre Pompidou revient sur une scène artistique vivace et méconnue, quand il n’était pas encore question de village globale mais plutôt d’anti-art et autres bifurcations iconoclastes du monde qui venait du froid.
Alors que ses colonnes rayées sont à nouveau praticables, le Jardin du Palais-Royal et son prestigieux péristyle appellent à la promenade pour découvrir, en plus du parc ravissant, l’actualité culturelle du quartier. Le calendrier permet actuellement de parcourir les manifestations d’une dizaine de lieux de natures variées qui ensemble composent un itinéraire aux intensités fluctuantes.
L’une des œuvres présentées actuellement au Palais de Tokyo, Formes à clés, de Raphaël Zarka (33 ans) est un agrandissement « contre-nature » d’un assemblage de clés à châssis de tableau.
Temps machine, collectif de photographes, observe le festival à travers ses marges, qu'elles soient coulisses ou croisette. Des regards justes et malicieux qui bouleversent l'imagerie médiatique de cet incontournable « moment de cinéma ».
Erró est à l'honneur au Centre Pompidou qui présente ses collages, où l'extrême modernité de ces 50 dernières années est passée au crible machinal d'associations étonnantes. A voir comme une fresque work in progress qui reflète de manière implacable l'étrangeté du temps présent mais aussi son inconstance.
L’artiste allemand Georg Baselitz, né en 1938 à Deutschbaselitz, ne craint pas d’aligner dix tronçonneuses à côté d’une palette où ne sont échouées que trois couleurs (dont deux valeurs) : noir, blanc et bleu (de Prusse !). Il triture la matière de billes de bois plus hautes que lui. Il entaille, il bucheronne, débite ici, fend là. Il faut avoir des bras forts et le compas dans l’œil pour ne pas flancher au bout de dix minutes.
Evénement artistique de l’année, le Centre Pompidou-Metz ouvre ses portes ce mois de mai en saisissant pleinement la mutation de la muséographie internationale. Ce projet est une réussite architecturale doublée d’une étonnante exposition inaugurale très réussie, « Chefs-d’œuvre ? » qui inclut l’évolution de la scénographie d’exposition tout autant que la nouvelle dialectique de l’histoire de l’art mise en espace dans les musées.
La 55e édition du salon de Montrouge bat son plein à la Fabrique, « Factory » qui abrita un temps les usines Areva. Chaque année depuis 1955 ce salon a pour vocation de sonder la jeune création contemporaine en la faisant connaître au public. Mais depuis l’année dernière Stéphane Corréard, commissaire du salon, semble réaliser plus efficacement que jamais cette ambition.
La rue de Montmorency fait partie de ce quadrillage de voiries qui s’étend autour du Centre Pompidou. Son nom est emprunté à celui d’une éminente famille qui habita le quartier durant la Renaissance, fragment de la noblesse française devant elle-même son patronyme à un bourg du Val d’Oise. Deux marchands furent longtemps le seul attrait de cette rue, dont chacun dominait une extrémité. Récemment, plusieurs galeries se sont implantées dans leur périmètre pour engager une vitalité nouvelle.
L’exposition « Crime et Châtiment » au Musée d’Orsay ne procède pas selon une démarche esthétique, mais elle travaille intentionnellement avec la surabondance, en allant bien souvent glaner ses matériaux sur les voies de garage de l’histoire de l’art.
« Filmer les camps, John Ford, Samuel Fuller, George Stevens, de Hollywood à Nuremberg » est une remarquable exposition organisée par l’historien Christian Delage au Mémorial de la Shoah qui donne à voir, la preuve par l’image, que les grands metteurs en scène pouvaient aussi filmer pour l’Histoire.
Mimmo Jodice, poète italien de la photographie, se voit consacrer deux expositions conjointes à Paris. Un « mais-il-n’est-jamais-trop-tard » début de reconnaissance pour ce grand artiste vivant.