Adrien Gardère
Inoxydable : bookcase
Quelle pièce originale! La bibliothèque est en bois de cerisier mais ces étagères sont des éviers de cuisine en acier inoxydable. C'est du design mais c'est aussi de la sculpture. Une fois encore, le français Adrien Gardère a su lier objets du quotidien et matériaux traditionnels. Cette édition limitée est présentée dans une galerie discrète située à l'étage d'un bel immeuble de Saint Germain des Prés.
Galerie Perimeter art-design
47, rue St André des Arts
75006 Paris
Claude Lalanne
Grand Miroir, 2009
On avait vu ce miroir extravagant lors de l'exposition phare de la vente Pierre Bergé et Yves Saint-Laurent. Le voilà revu et magistralement agrandit par la main de la française Claude Lalanne (1924). Les tiges de cuivre s'enroulent autour du cadre. Les lianes se terminent en feuilles ou poursuivent leur ascension pour devenir bougeoirs. Une œuvre unique entre lyrisme et baroque épuré.
Jusqu'au 6 juin à la galerie JGM
79, rue du Temple
75003 Paris
Frank Nitsche
HEA-10-2009, 2009
Voilà une peinture «bienheureuse» qui «claque» au visage dès l'entrée dans la galerie. Les tons - gris, roses, bleus - sont presque tendres. Leur luminosité est incroyable. Jouant entre ellipses, courbes et lignes froides cette peinture de Frank Nitsche est d'un format rare dans la carrière de cet artiste né en 1964 en ex-Allemagne de l'Est. Entre abstraction géométrique et forme futuriste, le métier du «peintre» s'oppose à un graphique qui semble tout droit sortir d'un programme informatique.
Jusqu'au 18 juillet à la galerie Nathalie Obadia
3, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
Dan Graham
Curves For E.S, 2005
Les chanceux l'avait vu voilà deux ans à la Biennale de Venise. Aux parisiens de la découvrir. Grande sculpture à moins qu'il ne s'agisse d'une architecture, ses montants d'aciers enchâssent les murs de vitres miroirs de Dan Graham (1942). L'artiste américain joue également sur le double reflet : reflet de l'ouvre sur les vitres de la galerie ;quand les arbres de la cour sont quant à eux comme « aspirés» par le triangulaire Curves For E.S. Une ouvre magnifique, humaine et monumentale, dans laquelle l'on se doit de pénétrer. A ne manquer sous aucun prétexte.
Jusqu'au 30 mai à la galerie Marian Goodman
79, rue du Temple
75003 Paris
Tony Cragg
WT (double zig), 2009
Cette exposition pourrait être un jeu d'enfants. A eux de chercher où se cachent les profils dans la sculpture de l'anglais Tony Cragg (1949). A nous aussi de tourner autour de ces formes biomorphiques sinon anamorphiques. On cherche un nez, une bouche, un front fuyant. En voilà un, puis un second. Pourquoi n'y en aurait-il pas un troisième ? La matière, bois de bouleau découpé par tranches fines, est si lisse - presque sensuelle - que l'on aimerait la caresser.
Jusqu'au 13 juin à la galerie Thaddaeus Ropac
7, rue Debelleyme
75003 Paris
S. S. (20 mai 2009)








