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CARTE DE VŒUX
par Loulou Picasso

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VEILHAN VERSAILLES
par Véronique & Loulou Picasso

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DERNIERS JOURS ! JEUX DE PRINCES AU MUSÉE DE L'ARSENAL
par Joko

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L’HUILE MEROLL POUR L'ESSENCE DU MONDE
par Quentin Faucompré

Dessinateur à tout faire… ou presque.
Au Lieu Unique s’achève une très amusante exposition : Il était une fois l’huile. Présentée sous forme de saynètes-installations retraçant l’histoire de l’huile Meroll, L’huile pour friture et moteur, cette exposition explore des voies scénographiques originales.

Créé à l’initiative de l’éditeur Les Requins Marteaux, cet événement vient en prolongement créatif d’histoires et de fausses publicités, publiées dans le magazine Ferraille du même éditeur. Ces installations mêlant le dessin, la peinture, la maquette, la reconstitution d’espaces réelles et les mises en scène d’objets et la vidéo, entre autres, font voir à quel point le métier de dessinateur mène à une conceptualisation douée d’humour, outrancière, tout terrain, intelligente, et virtuose du geste créatif. Quentin Faucompré, un familier des Requins Marteaux, du Lieu Unique et de Nantes où il vit, fête ses trente ans cette année. Il porte un regard dessiné et extérieur sur cette exposition. Répondant à quelques questions il éclaire certains points de sa profession, symptômes individuels d’un élan collectif.

Alexandre Devaux : Ne pratiques-tu que le dessin ou as-tu d'autres cordes à ton arc ?
Quentin Faucompré : Les différentes façons d'aborder ma pratique du dessin permettent de considérer et de reconsidérer le dessin comme un outil hybride.
D'où l'idée peut être d'avoir plusieurs cordes à mon arc à l'intérieur même de cette pratique.
Penser une exposition, réaliser un livre, ou faire une performance sont des manières différentes d'approcher le dessin.

A. D. : As-tu toujours vécu à Nantes ? Y a-t-il une vie artistique stimulante ? Quels sont les endroits actifs selon toi ?
Q. F. : J'habite à Nantes depuis une dizaine d'années. C'est une ville constituée d'un potentiel artistique plutôt réjouissant, dans de multiples domaines. Il existe un véritable vivier, mais les acteurs de cette vie artistique ne se mélangent pas beaucoup. Chacun travaille dans son secteur, évolue dans son milieu, ce qui n'est pas particulièrement spécifique à Nantes mais qui reste déplorable, et donc tentant de bousculer.
Je regrette par ailleurs le trop peu de lieux non-institutionnels, d'endroits expérimentaux, et autres. Cela ne veut pas dire que les lieux institutionnels ne tentent pas des choses, pas plus que les lieux non-institutionnels sont forcément géniaux. Il existe par exemple 3 galeries d'art contemporain : la Zoogalerie, la galerie Rdv, et la Heidigalerie à Nantes. Ça ne constitue pas un nombre très excitant.

A. D. : Quels sont les individus, lieux ou institutions avec lesquels tu es en contact ? Pour quels types de réalisation ? Qu'aimerais-tu faire ou développer ?
Q. F. : Par le Orbis pictus club, crée avec Fédéréric Déjean et Guillaume Dégé, je suis amené à inviter et à travailler régulièrement avec d’autres artistes à l’occasion d’expositions et de publications.
Concernant mes interventions nantaises, j’ai dernièrement organisé une performance avec Eric Pifeteau, Charles Pennequin et Pakito Bolino qui s’est déroulée au Lieu Unique.
Dans les structures basées à Nantes, j’ai réalisé des projets avec les éditions Memo, les éditions de l’Atalante, la Zoogalerie, le royal de Luxe, le regretté espace d’exposition Borderline, et d’autres.
Un projet d’exposition avec la Heidigalerie est aussi en préparation.

A. D. : Qui sont tes idoles ? As-tu des ennemis ? Des gens que tu vomis ?
Q. F. : Je ne suis pas spécialement un partisan de l’idolâtrie. Je me méfie autant des fans que des maîtres référents.
Je m’intéresse en ce moment au travail de Roman Signer. Son utilisation des artifices et son rapport aux phénomènes de dérives, de démonstrations, d’accidents naturels ou prémédités me touchent beaucoup.
Mes ennemis, sans les nommer, sont peut-être ceux qui hiérarchisent et cloisonnent à l’infini. Qui se sentent bien au chaud dans leur petit clan, étroit dans leur petit milieu.

A. D. : Te sens-tu concerné par des problématiques de commercialisation de tes œuvres ?
Q. F. : Ce n’est, à vrai dire, pas ma problématique dominante. Ce que je fais circule, touche des gens, ou pas.
Je n’ai pas vraiment à me plaindre.

A. D. : Quels sont tes projets à venir ?
Q. F. : Il y a plusieurs projets d’expositions.
Des projets d’éditions aussi, avec Jean-Louis Bailly, un autre avec Martin Page. Ce sont tous les deux des écrivains. Martin Page a écrit notamment On s'habitue aux fins du monde chez Le Dilettante et dernièrement Peut-être une histoire d'amour aux éditions de l'Olivier.Jean-Louis Bailly est membre entre autre du Collège de ‘Pataphysique.
Après avoir réalisé un certain nombre de livres, j’ai maintenant surtout envie de me concentrer sur la réalisation d’expositions et d’interventions diverses. Ce qui ne m’empêchera pas de revenir plus tard à un projet de bande dessinée. J’aimerais réaliser un dernier opus bouclant la boucle initiée par Hunting, Fishing,… et développée dans Fantaisie printanière.
Les projets d’expositions permettent de me concentrer sur des questions de mise en espace. Questions qui me préoccupent de plus en plus. De par leurs possibilités d’aborder sous un autre angle les notions de rituels par exemple.
J’ai également dans des tiroirs des projets de film vidéo, qui mêleraient rituel religieux et prestidigitation.


ANDYCAT
par Lulu Larsen

Lulu Larsen est peintre, dessinateur, créateur d’images graphiques mêlant la photographie, les outils numériques et les techniques traditionnelles. Généralement associé au groupe de subversion graphique Bazooka qui sévit du milieu des années 1970 aux années 1980, il a ensuite sporadiquement contribué à diverses réalisations artistiques ou culturelles. Des œuvres monumentales pour des institutions aux démarrages de sites créatifs sur le net en passant par la presse, l’édition et les expositions individuelles ou collectives, Lulu Larsen a laissé ici ou là les preuves discrètes d’une franche maîtrise plastique et d’un regard sur le monde emprunt d’enfance, de mélancolie, d’une culture picturale affirmée, de violence. Son monde est riche, saturé d’images, de réflexions et d’un humour, parfois tendre ou grinçant, faussement naïf. Moins cynique, moins célèbre mais aussi moderne et plus vivant qu’Andy Warhol, Lulu Larsen offre une série de chats-clins d’yeux à l’icône des icônes du Pop.

Texte par Alexandre Devaux


L’AVANT-GARDE ET LE LIVRE YIDDISH 1914-1939
par ROCCO

Pionnier du graphisme numérique, Rocco a posé sa patte dans de nombreuses publications. Il enseigne l’illustration dans une école d’art parisienne et continue à participer à diverses aventures éditoriales allant de l’underground aux supports les plus officiels. Pour artnet, il réalise un commentaire graphique de l’exposition Futur Antérieur, se tenant au Musée d’art et d’histoire du judaïsme. Contre son plaisir, si ce n’est un positionnement, nous lui arrachons quelques renseignements sur son parcours et son métier.

Alexandre Devaux : A quelle heure, quel jour de quelle année es-tu né, et où ?
Rocco : Je n'ai pas envie que n'importe qui puisse faire mon thème astral. Considérons le producteur d’images comme un être dématérialisé. J’ai fait mes études à Lyon et puis j’ai rapidement trouvé du travail à Paris.

Quels étaient tes dessinateurs préférés quand tu étais petit, puis ado, puis adulte ?
Franquin, Wrightson — découvert dans L’Echo des savanes spécial USA —, Masereel, pour ne citer qu’eux et ouvrir un large éventail.

Comment as-tu commencé à bosser comme illustrateur ? Quels étaient les boîtes et les canards qui t'ont les premiers sollicité ou accepté ?
La presse informatique, Libération, Sortez la chienne.

Il était comment le paysage de l'illustration il y a vingt ans ? Il ya dix ans ? Qu'est-il devenu aujourd'hui ?
Il y avait très peu d'ordinateurs, il y en a eu de plus en plus. Alors que les moyens de diffusion étaient déjà très larges, les images étaient plus rares et plus précieuses qu’aujourd’hui. Le métier change. Il y a désormais beaucoup d’images, donc plus de possibilités, mais elles sont devenues courantes et retiennent peut-être moins l’attention qu’avant. Au milieu du vaste lot, il y a toujours de nombreuses perles.

Quels sont les bons graphistes ou les bons dessinateurs dont tu apprécies vraiment le boulot aujourd'hui ?
Je ne suis pas pour le « name dropping » pour un nom donné, je vais en omettre dix ! Il y a parmi mes amis de nombreux dessinateurs de talent. Placid, Muzo, Captain Cavern, Killoffer ou Duhoo n’en sont qu’une petite partie. Et le typographe américain Edward Fella, aussi Seymour Chwast…

Quelles sont aujourd'hui tes collaborations régulières ?
La presse, l'édition et un peu de publicité. Libération, Le Monde, la presse économique et informatique et Vertige, quand Cavern a l’occasion d’en faire paraître un numéro ! Chez l’éditeur CBO, La Chienne, et Albin Michel pour les travaux d’illustration. Chez Hachette, Les Arènes, et Bayard pour les boulots de graphisme… Pour la pub, les supports sont ceux de la presse papier et internet. La Supérette est l’agent qui s’occupe de cette partie occasionnelle de mon travail.

Que rêverais-tu de réaliser par le biais des images ?
Une série animée avec un squelette alcoolo pour héros. Sorti de sa demeure éternelle, le fantôme de l’apéro n’a qu’une idée : retourner au bistrot.

Comment considères-tu les efforts de certains galeristes pour faire de l'illustration un art commercialisable en tant que tel ? C'est à dire de vendre des images séparées de leur contexte d'origine ? De faire de l'illustrateur un acteur du marché de l'art...
Des masses vers l'élite, belle promotion sociale !
Il ya néanmoins des formules à trouver et certains galeristes comme Art’s Factory [galerie nomade] sillonnent ces nouveaux chemins. Travaillant avec le numérique, je n’ai pas d’originaux à vendre. Ma présence en galerie est généralement plus amicale qu’intéressée commercialement.


LA FABRIQUE DES RÊVES

CECILE KIYO KOJIMA : CARNET DE VERNISSAGES (suite)

ROBERT FRANK
par Justine Abittan

MAMAN NOËL
par Elsa Blondeaux

LA GRANDE DÉCOMPOSITION
par Olivier Texier

À Nantes aussi c’est Noël ! Les oiseaux cons volent à genoux, et des crânes humains avaient été dissimulés dans des bonhommes de neige !

L’exposition La Grande Décomposition du Gentil Garçon, fait ressembler le Lieu Unique à un magasin de jouet pervers où il ne faut toucher à rien (tout est en polystyrène surfin). On peut y penser à Chaval ou à Chas Addams, deux maîtres du dessin noir, ou simplement s’épater du fait que l’on se retrouve comme figé en plein cœur d’un dessin-animé.

Ceux qui préfèrent pourront y voir des images en boucle très « 11 septembriennes », mais il y a longtemps que les tours de l’Usine LU ne sont plus jumelles…

La Grande Décomposition exposition du Gentil Garçon

Jusqu’au dimanche 25 janvier 2009 au Lieu Unique :
2, rue de la biscuiterie, 44013 Nantes.

Du mardi au samedi de 13h à 20h, le dimanche de 15h à 19h / Entrée libre


CARNET DE VERNISSAGES
par Cécile Kiyo Kojima

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