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Un livre de bibliophilie par Blexbolex imprimé en sérigraphie par Orbis Pictus Club
:::: mots clés : Blexbolex | Jean de Brunhoff


L’ARRIÈRE PAYS DE BLEXBOLEX
par Alexandre Devaux

 

Blexbolex : L’Arrière-pays

Blexbolex
L’Arrière–pays
24 planches imprimées en sérigraphie au format 25 × 35 cm, sous reliure toilée
235 exemplaires
chez Orbis Pictus Club

Blexbolex : L’Arrière-pays

Blexbolex
L’Arrière–pays
24 planches imprimées en sérigraphie au format 25 × 35 cm, sous reliure toilée
235 exemplaires
chez Orbis Pictus Club

Blexbolex : L’Arrière-pays

Blexbolex
L’Arrière–pays
24 planches imprimées en sérigraphie au format 25 × 35 cm, sous reliure toilée
235 exemplaires
chez Orbis Pictus Club

Blexbolex : L’Arrière-pays

Blexbolex
L’Arrière–pays
24 planches imprimées en sérigraphie au format 25 × 35 cm, sous reliure toilée
235 exemplaires
chez Orbis Pictus Club

Blexbolex : L’Arrière-pays

Blexbolex
L’Arrière–pays
24 planches imprimées en sérigraphie au format 25 × 35 cm, sous reliure toilée
235 exemplaires
chez Orbis Pictus Club

Blexbolex est un artiste habillé en auteur de livres et de dessins. Du coup, ses livres sont des œuvres d’art. Du coup ils resteront beaux quand nous serons tous morts. Blexbolex sort une nouveau chef–d’œuvre qui rend à sa manière hommage à l’univers formel de Jean de Brunhoff, l’auteur de Babar : L’Arrière–pays.

Le travail de Blexbolex est devenu incontournable pour qui s’intéresse à la création graphique actuelle. De l’édition pour enfant à la presse nationale en passant par le fanzine underground et les galeries, l’œuvre de Blexbolex affirme son assimilation et son amour de la chose imprimée. Quand il parle de son travail, il dit :
« J’ai abandonné le trait d’une part parce que je n’en avais plus besoin, et d’autre part parce que je ne savais jamais où le placer. Il me gênait. Je m’en suis rendu compte en travaillant sur une sérigraphie, en positionnant le film du trait sur les couleurs imprimées, pour vérifier le repérage, et en constatant que l’image était moins forte. J’ai enlevé le trait, et l’image était finie. En voulant encrer un crayonné qui était correct, combien de fois ai–je ruiné mon dessin, en encrant soit trop à l’intérieur, soit trop à l’extérieur, avec des conséquences aussi déplorables que ridicules ? Un trait doit être parfaitement équilibré, il faut être très confiant, ce que je ne suis pas. Avec la gouache ou l’ordinateur, je peux modeler mon dessin jusqu’à ce que je le trouve satisfaisant. C’est une sorte de sculpture en 2D, c’est très amusant. Du coup, il m’arrive même assez souvent de me passer d’esquisse préparatoire, je peux me fier à l’image que j’ai en tête sans l’angoisse de la réalisation. Je trouve aussi que l’image ainsi faite a souvent une dimension plus mystérieuse que celle que je peux produire par le dessin, parce que mon geste devient invisible. Elle me donne l’illusion que ce n’est pas moi qui l’ai produite, qu’elle vient d’ailleurs, d’une dimension à laquelle je n’ai pas accès si je ne me perds pas dans l’image. »

Blexbolex sort un nouveau livre qui reprend, comme des citations ou plutôt comme des détournements, des signes caractéristiques des aventures de Babar. Mais, si les aventures de Babar selon Jean de Brunhoff obéissent à des critères de sens normalisés, c’est–à–dire acceptables par les esprits les moins aventuriers, celles que nous content Blexbolex sont complètement barrées. Tout flambe, tous picolent et les valeurs sociales ne sont respectées que dans leurs expressions les plus sordides. Cela ressemblerait presque à la réalité, mais telle qu’un héros de film noir américain peut la percevoir : seul face au merdier du monde.

Pour répondre aux exigences de Blexbolex, il fallait un éditeur–imprimeur hors–pair, un qui sache comment l’encre vit dans le papier et comment la page aguiche, caresse ou agresse la surface de l’œil. Orbis Pictus Club, lequel emprunte son nom aux imagiers d’apprentissage anciens, est cet éditeur qui a décidé pour le nouvel opus de Blexbolex, L’Arrière–pays, de ne l’imprimer qu’à 235 exemplaires. Il faut dire que chaque page étant imprimée à la main et en plusieurs passages, ce n’est presque plus une coquetterie d’imprimer une telle quantité. Et le prix, pour le démarrage, sera des plus abordables. Et l’éditeur d’ajouter :
« Vingt–quatre planches sérigraphiées au format 25 x 35 cm, sous habillage toilé, sérigraphié avec titre. Certains trouveront son prix rédhibitoire. C'est un point de vue. Aussi, mieux vaut de notre côté annoncer la couleur : L’Arrière–pays est une œuvre d’art qui prend la forme d’un livre. Ni isbn, ni code barre, ni fnac. La dite œuvre d’art – pas un petit collector, ou produit dérivé à la con (sic) – sera disponible uniquement auprès de trois (peut–être quatre) valeureux libraires et sur le site orbispictusclub.com. Son prix de vente augmentera au fur et à mesure que son tirage s’épuisera, œuvre d’art oblige. Sa conception et sa réalisation ont demandé deux années d’exigence à son auteur, à son imprimeur, et à son éditeur, qui sabreront le champagne avec les compagnons libraires du Monte–en–l’air le mercredi 20 juin 2012. »

À bon entendeur, salut !

 

Au Monte–en–l’air le 20 juin, Blexbolex dédicacera son nouveau livre et les plus anciens.
Le Monte–en–l’air
71, rue de Ménilmontant / 2, rue de la Mare – 75020 Paris
Tél. : 01 40 33 04 54
Ouvert du lundi au dimanche de 10h à 13h et de 14h à 21h, le vendredi et le samedi jusqu’à 23h


A. D. (18 juin 2012)


 




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