Jan Fabre (né en 1958) est un artiste au talent protéiforme et à la cote croissante. Son Homme qui mesure les nuages, sculpture en bronze de 1998 s’était envolé à 205 000 euros chez Christie’s Amsterdam en 2009 et plus récemment, le 17 février 2011, c’est l’Homme qui offre du feu, réalisé en 2002 qui est parti pour une somme équivalente à Londres.
Jan Fabre cultive un goût prononcé, obsessionnel, pour l’entomologie dont certaines de ses œuvres portent avec évidence les stigmates : Heaven of Delight, le plafond du salon des Glaces du Palais Royal de Bruxelles inauguré en 2002 est recouvert de milliers de carapaces d’insectes comme d’autres œuvres vues au Louvre dans son exposition « L’Ange de la métamorphose » en 2008. Et son homonymie avec le plus célèbre des entomologistes Jean-Henri Fabre (1823-1915) pourrait encourager l’idée d’une filiation généalogique dont lui-même se réclame. Le travail de Jan Fabre dans son entier révèle bien d’autres obsessions encore, quant au dessin et son amour d’une tradition graphique belge (Rops, Ensor, Magritte, Bosch, Bruegel, Van Eyck et plus près de nous : Thierry de Cordier ou Luc Tuymans), quant à la violence du statut qu’occupe l’homme libertaire dans nos sociétés contemporaines, quant au corps, quant à la mort.
Deux expositions de Jan Fabre dans les deux espaces de la Galerie Daniel Templon
Portrait d’un artiste en évasion
Jusqu’au 14 mai 2011
Galerie Daniel Templon
Impasse Beaubourg- 75003 Paris
Chimères
Jusqu’au 21 mai 2011
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg – 75003 Paris
Tél. : 01 42 72 14 10
Du lundi au samedi de 10h à 19h
Entrée libre
A. D. (3 mai 2011)




