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1945-1949. Repartir à Zéro, comme si la peinture n'avait jamais existé

par Sean James Rose



Eric de Chassey

Eric de Chassey, professeur d'Histoire de l'art à l'université François-Rabelais de Tours, a été le co-commissaire de l'exposition Repartir à zéro. Cet événement a rassemblé au Musée de Beaux-Arts de Lyon pas loin de soixante dix artistes, symptômes d'une avant-garde d'après-guerre.

Certains des plus beaux fleurons de l'abstraction, européenne et nord-américaine, sont mis en perspective dans un jeu de relecture historienne des formes. A côté des Rothko, Pollock, Fautrier, Newman, de Staël, Soulages et autres célébrités acquises à l'Histoire, ont été présentés plusieurs plasticiens d'Europe centrale, négligés des historiens occidentaux et des acteurs du marché.

Les artistes tchèques du groupe Ra, les polonais Sempolinski, Skarzynski, Strzeminski, Dlubak, Bogusz, le hongrois Rozsda et tant d'autres firent, comme leurs confrères américains, table rase du passé.

Tous sont liés par une même nécessité de représenter les traumatismes résultants des horreurs guerrières, en passant par l'abstraction, la figuration brute ou la « défiguration » formelle.

Eric de Chassey revient sur les éclaircissements critiques et théoriques que souhaitait mettre en relief cette exposition.

 

« 1945-1949. Repartir à Zéro, comme si la peinture n'avait jamais existé » au Musée des Beaux-Arts de Lyon.


S. J. R. (6 février 2009)